Courage, et silenceNu, ailleurs, n'importe où pour recommencer. Il est inutile de prendre sur soi, lever la tête et aller de l'avant, alors que l'âme suinte, spoliée depuis l'origine. Plutôt occupé à déglutir des traumatismes imaginaires. Les meilleures thérapies n'y peuvent rien. Je rampe à bout de bras, guidé par une lueur imaginaire, autre atmosphère scintillante. Les poussières d'étoiles abiment le regard et embrasent la morale. Tout ce qui semble être n'est plus et l'eau rentre dans les poumons jusqu'à inonder le souffle. Cavalier légendaire au milieu de l'océan noir, écrasé par l'éternité et l'existence incorporelle de ce qui a été et qui n'est plus. Se relever au combat pour mourir digne et salir ses mains dans la boue immonde du dédain. Piétiner le sable de l'humanité en se déchirant la gorge à crier contre le sort. L'être ne vaut rien. Le désir et la foi s'annulent au sein de la raison et toute volonté est comme un souffle glacial qui embrume les esprits. Je veux des ailes et de l'opium. Des yeux crevés et des cheveux sales, les mains si longues qu'elles s'abiment de la poussière chaude d'un autre monde et rêvent de son idéal. La promiscuité fait naitre une symphonie des voix rauques d'âmes meurtries, ailleurs, nues.